Lutter contre les pollutions ponctuelles ...

La qualité de l’eau des rivières et des nappes souterraines est affectée par des pollutions directes et diffuses d’origine industrielle, urbaine, agricole et viticole. Il est donc nécessaire d’agir à la source pour protéger les ressources en eau. Ainsi, la gestion des produits et déchets dangereux doit se faire dans de bonnes conditions.

En effet, une fuite ou un déversement accidentel peut être polluant :

  • Pour les stations d’épuration en cas de rejet vers le réseau d’eaux usées
  • Pour les rivières en cas de rejet vers le réseau d’eaux pluviales (via une grille ou un caniveau)
  • Pour le sol et la nappe phréatique par infiltration, dans tous les cas

Les bonnes pratiques :

  • Stocker les produits et déchets dangereux liquides sous abri, sur une aire étanche formant rétention en cas de fuite, dans des conditionnements étanches et fermés (ou dans une cuve double peau)
  • Stocker les déchets dangereux solides sous abri, sur une aire étanche et dans des conteneurs fermés
  • Identifier clairement la nature des déchets
  • Faire appel à un prestataire agréé pour la collecte et le traitement des déchets
  • Conserver les Bons d’enlèvement et les Bordereaux de Suivi des Déchets

Agriculteurs, viticulteurs : les bonnes pratiques ...

Le stockage des produits

Si le stockage des produits n’est pas sécurisé, le risque de fuite vers le milieu naturel est grand.

Afin de réduire au maximum le risque de pollution, les produits doivent être stockés dans un local spécifique, fermé à clé, aéré (point haut et bas) et qui respecte les conditions suivantes :

  • Sol étanche avec récupération des eaux
  • Produits T, T+ et CMR séparés des autres produits
  • Présence de matières absorbantes (sciure, sable...) en cas de fuite (point non obligatoire mais fortement conseillé)

Le remplissage du pulvérisateur

Durant le remplissage du pulvérisateur, plusieurs incidents peuvent se produire : débordement de la cuve, renversement de bidon, retour de bouillie dans le réseau d’eau, etc.

Éviter les retours de bouillie dans le réseau ou les débordements à plusieurs solutions simples mais efficaces :

NB : Les aires de remplissage sont éligibles à des aides financières si elles sont couplées à une aire de lavage.

 

L’application au champ

Lors de l’application des produits, plusieurs sources de pollutions existent telles que les fuites ou la contamination directe de la ressource en eau.

Des mesures simples peuvent être mises en place :

  • Contrôler régulièrement les filtres, les tuyaux, les buses (...) afin de vérifier l’absence de fuite
  • Contrôler régulièrement le calibrage du pulvérisateur
  • Ne jamais pulvériser les bords de fossés ou de cours d’eau et respecter la zone non-traitée indiquée sur l’étiquette du produit (ZNT).

 

Le rinçage du pulvérisateur

Les rinçages interne (fond de cuve) et externe du pulvérisateur engendre une quantité importante d’effluents qui peuvent polluer le milieu naturel.

Calculer de manière précise la quantité de bouillie nécessaire pour minimiser le fond de cuve.

Ne jamais vider un reste de bouillie dans un cours d’eau ou dans un fossé.

2 solutions pour un rinçage dans les règles de l’art :

Au Champ :

Le fond de cuve :

  1. Réaliser une 1ère  dilution avec un volume d’eau égal à  au moins à 5 fois le volume  du fond de cuve,
  2. Pulvériser le fond de cuve dilué sur la parcelle qui vient d’être traitée,
  3. Réaliser, autant que besoin des dilutions jusqu’à diviser la concentration initiale par 100,
  4. Pulvériser le fond de cuve entre chaque dilution,
  5. Vidanger dans la parcelle le fond de cuve dilué au 100ème

ou

Stocker le pour une prochaine utilisation

L’outil en ligne d’ARVALIS vous aide à calculer la dilution du fond de cuve : http://oad.arvalis-infos.fr/fondcuve/

Le rinçage externe :

Sur une parcelle ou sur une surface enherbée, grâce à un kit de lavage intégré au pulvérisateur.

À la ferme :

Les rinçages interne et externe peuvent être réalisés sur une aire de lavage avec récupération des effluents.

Ne pas réaliser de lavage externe sur une surface pavée, recouverte de gravier ou bétonnée sans système de récupération.

Exemples de systèmes de traitement possibles :

  • bio-épurateur avec dégradation sur substrats organiques
  • concentration des matières actives par déshydratation des effluents
  • coagulation-floculation puis filtration (charbon actif ou osmose inverse)
  • photocatalyse

NB : Les aires de lavage, individuelles ou collectives sont éligibles à des aides financières.

 

La gestion des déchets phytosanitaires

Les déchets phytosanitaires sont considérés comme déchets dangereux, ils doivent donc être traités de manière spécifique afin d’éviter tous risques ou toutes pollutions. Il exite plusieurs type de déchets :

  • Les Emballages Vides de Produits Phytosanitaires (EVPP)
  • Les Produits Phytosanitaires Non Utilisables (PPNU)
  • Les Equipements de Protection Individuelle (EPI)

Les EVPP, PPNU et EPI ne doivent pas être abandonnés, brûlés à l’air libre, enfouis, ou jetés avec les ordures ménagères.

Retrouvez le point de collecte le plus proche de chez vous :

http://www.adivalor.fr/collectes/ou_apporter.html

 

Faites-vous conseiller et accompagner gratuitement dans vos projets :

GRAND REIMS / Cellule Protection de la ressource en eau : 03 26 78 01 84 ou via le formulaire de contact

CHAMBRE D’AGRICULTURE : 03 26 77 36 36 — www.marne.chambre-agriculture.fr

AGENCE  DE L’EAU SEINE NORMANDIE : 03 26 66 25 75 — www.eau-seine-normandie.fr

L’animation pour la protection de la ressource en eau est soutenue techniquement et financièrement par