Cap sur le zéro rejet!

A l’heure où le climat se dérègle, notre façon de gérer les eaux pluviales doit changer. Comment ?

  1. En mettant fin à l’ère du « tout tuyau » ! En pratique, les canalisations ne devraient plus être qu’une exception pour gérer les eaux pluviales : elles coûtent très cher, aggravent le phénomène d’inondation en accélérant les écoulements et participent à la dégradation de la qualité des masses d’eau en allongeant son circuit de ruissellement.
  2. En ayant recours à une gestion à la source des eaux pluviales au plus près de son point de chute (arrêté du 21 juillet 2015, relatif aux systèmes d'assainissement, conférant la primauté à ce type de gestion) ; c’est-à-dire, en la laissant s’infiltrer, en la récupérant ou en la réutilisant pour qu’elle retrouve son cycle naturel, avec de nombreux bénéfices à la clé : des ouvrages coûteux évités, plus de nature en ville, des îlots de fraicheur en été, des nappes qui se rechargent, etc.

Passer du tout-tuyau à un territoire perméable. C’est tout l’enjeu de la politique de gestion à la source des eaux pluviales menée par la Communauté Urbaine du Grand Reims. Voir l'animation pour mieux comprendre les enjeux du plan pluie.

La concrétisation de cette ambition passe par la mise en place du règlement de service de Gestion des Eaux Pluviales Urbaines (GEPU), en vigueur depuis le 1er janvier 2021. Il a pour objet de définir :

  • les conditions et modalités de gestion des eaux pluviales urbaines du territoire,
  • le cadre du Service Public et de la relation à l’usager,
  • les conditions de préservation du patrimoine, de l’environnement et de la sécurité.

Le règlement s’applique sur les zones urbanisées ou à urbaniser définies dans les documents d’urbanisme.