Gérer un projet - Intégrer les eaux de pluie...

Le Plan Pluie du Grand Reims

Voir l'animation pour mieux comprendre les enjeux du plan pluie

Le Plan Pluie est le nom donné au schéma directeur et zonage de gestion des eaux pluviales, en cours de réalisation sur l’ensemble des communes du Grand Reims.

  • Le schéma directeur a pour objet de proposer un programme de mesures visant à résorber, sur le long terme, les dysfonctionnements existants (débordements non maitrisés des réseaux existants d’eaux pluviales, pollution des eaux, etc.). Ces mesures peuvent être de l’ordre du préventif ou du curatif, structurelles ou non structurelles.
  • Le zonage, quant à lui, a pour objet de fournir des prescriptions de gestion des eaux pluviales dans le cadre de nouvelles opérations d’aménagement du territoire ou dans le cadre de renouvellement urbain, ou encore dans le cadre de l’extension de l’existant.

Le Plan Pluie répond aux ambitions fixées par le Grand Reims dans la déclinaison de sa stratégie de gestion intégrée des eaux pluviales en relevant les quatre défis suivants :

  • Une gestion intégrée, transversalement à toutes les compétences : urbanisme, voirie, espaces verts… selon les caractéristiques de chaque territoire, urbain, agricole, naturel… dans une cohérence globale à l’échelle de nos 143 communes, parce que l’eau n’a pas de frontière,
  • Une gestion concertée, en associant toutes les parties prenantes : acteurs publics, privés, associatifs, habitants, car nous avons tous un rôle à jouer… et tout à gagner,
  • Au service de la population et résiliente au changement climatique, car
    • Moins d’eaux pluviales canalisées, c’est un réseau plus performant et des ouvrages coûteux évités.
    • Des pluies qui s’infiltrent, c’est la biodiversité qui revient en ville, et avec elle un air plus pur et des îlots de fraîcheur en été.
    • Ce sont aussi des nappes qui se rechargent et donc une eau accessible toute l’année.

Le Plan Pluie est subventionné à 80% par l’Agence de l'Eau Seine-Normandie.

Le pétitionnaire pourra solliciter le service afin d’obtenir des conseils en matière de prescriptions avant tout dépôt des demandes d’autorisation d’urbanisme.

5 Principes pour un aménagement réussi

Principe n°1 : Anticiper la gestion des eaux pluviales dès l’amorce du projet (stade faisabilité, étude d’avant-projet), la considérer comme une opportunité de valoriser le bien.

Comme pour tous paramètres de conception d’un projet, la gestion des eaux pluviales à la source doit être anticipée en amont du projet, avant toute édition de plan masse (limitation de l’imperméabilisation, emploi de matériaux poreux, recours aux solutions à la source…). Il est ainsi conseillé à tout pétitionnaire d’engager un dialogue avec le Service, en amont du dépôt de la demande d’autorisation d’urbanisme, afin d’obtenir un maximum de conseils, de garantir la recevabilité et la conformité de la demande et de gagner ainsi du temps.

Principe n°2 : Faire réaliser une étude géotechnique complète et efficiente.

La nature du dispositif à mettre en place dépendant notamment des caractéristiques du sous-sol et du bâti environnant, une étude géotechnique (avec tests de perméabilité compris) préalable, dès le stade esquisse et avant toute production de plan masse, intégrant la gestion des eaux pluviales est indispensable.

Il est rappelé que la conclusion sur le degré de perméabilité d’un sol ne peut se baser que sur une analyse fine et pertinente : les tests de perméabilité doivent donc être réalisés en nombre suffisant et à l’endroit même du/des point(s) d’infiltration projeté(s), ainsi que dans différentes profondeurs de strates de sol (superficielle, semi profonde et profonde). En effet, compte-tenu de la variabilité du sol sur une même parcelle, plusieurs mesures sont nécessaires.

Il existe de nombreuses méthodes. Le choix du type d’essai à réaliser se fait par expertise en fonction de la profondeur d’infiltration, de la présence de la nappe, de l’ordre de grandeur de la capacité d’absorption attendue, de la surface d’infiltration sollicitée (parois latérales et/ou fond).

Principe n°3 : Cas des sols pollués

La présence de sols pollués sur un projet d’aménagement n’exclut pas la solution d’infiltration des eaux pluviales, à condition que celle-ci n’entraîne pas de mobilisation de polluants vers la nappe. Dans ces conditions et en cas de suspicion de pollution, le pétitionnaire doit réaliser un plan de gestion de la pollution (incluant un chapitre dédié à la gestion des eaux pluviales) permettant de définir les solutions technico-économiques possibles, basées en général sur les axes de réflexion suivants :

  • définition d’un lieu exempt de contamination des sols sur l’emprise du projet,
  • traitement des sols en question.

L’enjeu de cette étude est de concilier les problématiques d’infiltration et de gestion des pollutions en amont du projet d’aménagement.

Principe n°4 : Penser à combiner différentes solutions à la source entre elles

Pour tout projet, et en particulier pour les projets de petites surfaces ou contraints par un environnement non propice à l’infiltration, il est rappelé que les différentes solutions à la source existantes peuvent être combinées afin d’atteindre le « zéro rejet ».

Principe n°5 : Privilégier au maximum la multifonctionnalité des ouvrages

Pour des gros aménagements, les dispositifs de gestion des eaux pluviales doivent être parfaitement intégrés à l’urbanisation. De nombreux espaces tels que places, placettes, espaces verts, parkings, terrains de jeux peuvent ponctuellement et temporairement être inondés sans préjudice pour leur utilisation, à condition qu’ils aient été conçus comme tels.

Cette multifonctionnalité est une garantie de bon usage et d’entretien ainsi que d’acceptabilité.

En attendant la diffusion des outils du plan pluie, nous vous conseillons de vous baser sur les éléments suivants :

  • Outil gratuit d’aide à la décision et de pré-dimensionnement des solutions de gestion à la source des eaux pluviales : Outil parapluie (Insa de Lyon, Alyson, Laboratoire DEEP) parapluie-hydro.com

Attention, Parapluie est un outil destiné aux projets pour lesquels la surface imperméabilisée est inférieure à 1 hectare. Pour les projets plus importants, contactez un bureau d’études.

img_parcroseliere img_nidabeilles_bazancourt 

Retours d'expérience et sources d'inspiration

Nous vous proposons de vous inspirer très largement des retours d’expérience capitalisés grâce aux organismes suivants :

Documents applicables

Règlement de service de Gestion des Eaux Pluviales Urbaines (GEPU), en vigueur depuis le 1er janvier 2021. Le règlement s’applique sur les zones urbanisées ou à urbaniser définies dans les documents d’urbanisme.