Info consommateurs

Boire l'eau du robinet, c'est :

  • Économique : ramenée au prix d’une bouteille d’eau (1.5l), l’eau du robinet coûte moins de 0.5 centime d’euro
  • Écologique : zéro déchet, et peu d’énergie pour l’amener jusqu’à chez vous (même si vous habitez au 10ème étage !). Nous utilisons principalement la gravité de l’eau pour l’amener jusqu’à votre robinet ...
  • Naturellement bon : les eaux de sources en bouteilles locales proviennent de la même source que votre eau du robinet. Elle ne subit aucun traitement, seul le chlore est ajouté afin de préserver sa qualité tout au long de son parcours. Après 1 ou 2 heures de repos dans une carafe, le chlore s’est évaporé, il vous sera très difficile de faire la différence avec une eau de source en bouteille !

L'eau du robinet, c'est aussi le produit de consommation courante le plus contrôlé, par la quantité d'analyses réalisées et par la quantité de paramètres analysés. L'eau potable est donc un produit sous haute surveillance. Pour vous informer sur sa qualité, un bilan qualité établi par l'Agence Régionale de la Santé (ARS) est joint à votre facture d'eau une fois par an. Les rapports d'analyse et avis sanitaires sont disponibles à votre mairie. En cas de problème sur sa qualité, tous les moyens seront mis en œuvre pour vous alerter dans les meilleurs délais.

Vous pouvez aussi consulter les derniers résultats d'analyse de l'eau et le bilan qualité établi par l'ARS, en accédant à l'espace de votre commune par le menu "l'eau dans ma commune" disponible ci-contre.

Pour préserver la qualité de votre eau potable et adopter les bons réflexes au quotidien, lisez la suite... car, comme tous les produits frais, sa consommation exige les mêmes règles d’hygiène.

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Le Temps

L’eau ne se conserve pas indéfiniment : après quelques jours d’absence, faites couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant d’en boire.

La Température

L’eau préfère le froid : pour boire de l’eau, n’ouvrez que le robinet d’eau froide. Les mélangeurs doivent être poussés à fond sur le froid.

L’Hygiène

  • Purgez deux fois par an les équipements de votre réseau intérieur comme par exemple le ballon d’eau chaude
  • Éliminez tous les accessoires que vous n’utilisez pas et que vous n’entretenez donc pas régulièrement
  • Ces accessoires et équipements doivent répondre aux normes sanitaires (flexible de douche, adoucisseur (...). Les réseaux internes en plomb sont à éviter).

La Conservation

Il faut éviter de laisser l’eau trop longtemps au contact de l’air et surtout au soleil avant sa consommation.

De même, il est souhaitable de supprimer les bouts de canalisation inutile où l’eau peut stagner et donc se dégrader, puis contaminer l'eau courante dans le reste de vos installations intérieures.

Qualité de l'eau sous surveillance :

En France, l’eau « propre à la consommation humaine » doit remplir 62 critères qui reflètent deux préoccupations permanentes :

  • En priorité, celle de la santé publique : fournir au consommateur une eau sûre, garantie contre tous les risques immédiats ou à long terme - réels, potentiels, ou même simplement supposés
  • Ensuite, celle du confort et du plaisir : offrir une eau agréable à boire, claire, inodore et équilibrée en sels minéraux.

Le Chlore pour s’assurer de la qualité.

La désinfection est le traitement principal de l’eau potable. Elle a pour but de neutraliser tous les virus et bactéries pathogènes.

Le chlore assure la désinfection des eaux captées dans la nappe, mais aussi, grâce à sa capacité de rémanence, prévient toute prolifération bactérienne durant le stockage de l’eau potable dans les réservoirs et pendant son voyage dans le réseau de distribution. Sa présence est une garantie de sécurité.

Il est conseillé de distribuer une eau avec moins de 0,1 mg/l de chlore (hors plan vigipirate), mais présentant une qualité bactériologique satisfaisante en bout de réseau.

La direction de l’eau et de l’assainissement s’efforce de maintenir une concentration de chlore suffisante, sans être trop importante. Toutefois, il peut arriver que « l’eau du robinet sente la Javel » : que faire ?

  • La réaction provoquée par l’ouverture à gros débit du robinet peut suffire à dissiper le chlore résiduel
  • S’il persiste, ce goût disparaît aisément pour peu que vous remplissiez une carafe en verre et la placiez ouverte au réfrigérateur 1 ou 2 heures
  • Petit conseil : deux gouttes de citron frais dans un litre accélèrent la disparition du goût.

Pourquoi l’eau est-elle calcaire ?

Si votre eau laisse des traces sur le bord de la baignoire, vous avez une eau calcaire, ou en d’autres termes, une eau dure. Dure ou douce, chaque eau a ses avantages et ses inconvénients.

La dureté correspond à la présence de calcium ou de magnésium dans l’eau. Elle est directement liée à la nature géologique des terrains traversés. Ainsi, un sol crayeux ou calcaire, comme le bassin de la Vesle ou de la Suippe, donnera une eau assez calcaire, donc "dure".

La présence de calcaire dans l’eau est naturelle. Une eau dure n’a aucune incidence sur la santé. Pour une consommation quotidienne, il est recommandé de boire une eau moyennement dure, car elle est équilibrée en sels minéraux. En France, les valeurs s’échelonnent entre une dureté minimale de 15°F* et une dureté maximale de 50°F (pour le Grand Reims, l’eau est à environ 30°F).

Quelques conseils :

  • Chauffe-eau : limitez la température de votre eau chaude entre 50 et 55°C. Cela vous permettra de préserver votre chauffe-eau et vous évitera d’avoir à installer un adoucisseur.
  • Adoucisseur d’eau : il est recommandé d’en réserver l’usage à l’eau non alimentaire et de boire une eau non adoucie. En effet, ces appareils nécessitent des précautions particulières d’entretien (régénération, lavage) si l’on veut éviter les proliférations bactériennes.

Le plomb

Le plomb est très peu présent dans les eaux superficielles et souterraines. Il provient donc essentiellement des réseaux, et principalement des réseaux privés.

L’absorption de plomb en grande quantité entraîne un risque toxicologique à long terme chez les populations les plus vulnérables. Ce plomb ne provient pas uniquement de l’eau mais également des gaz d’échappement des voitures, des peintures anciennes ainsi que des aliments.

La réglementation française fixe la teneur maximale en plomb dans l'eau à 10 µg/l.

La teneur en plomb varie avec le temps de séjour dans les canalisations. Ainsi, si le réseau intérieur est en plomb, il faut éviter de boire une eau qui a séjourné trop longtemps, et laisser couler quelques instants.

Sur le territoire du Grand Reims, les canalisations constituant le réseau de distribution d’eau ne sont plus en plomb, mais quelques branchements publics peuvent encore être en plomb. Le Grand Reims poursuit son programme de renouvellement de ces branchements sur les communes et les rues qui le nécessitent. Le remplacement du réseau en partie privative est à la charge du propriétaire.

L’eau du robinet : la qualité sous contrôle ...

Parce que l’eau est essentielle, l’eau du robinet est un des produits d’alimentation courante les plus contrôlés.

Plusieurs niveaux de contrôle sont mis en place :

  • Le contrôle sanitaire sous la responsabilité de l’ARS
  • La surveillance effectuée par l'exploitant des ouvrages et réseau d'eau potable

Pour tout savoir sur le contrôle qualité de l'eau lisez la suite ...

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Le contrôle sanitaire

Un programme de contrôle sanitaire de l’eau captée, produite et distribuée sur la Communauté urbaine du Grand Reims est élaboré chaque année sous le contrôle de l’Agence Régionale de la Santé (ARS). Ce contrôle réglementaire permet de surveiller la qualité de l’eau en différents points du réseau de distribution, sur les installations de production et les captages.

Les prélèvements et mesures sur place sont effectués par le laboratoire mandaté par l’ARS, indépendamment de la direction de l’eau et de l’assainissement. Chaque rapport d’analyses réalisé par le laboratoire est transmis à la direction de l'eau et de l'assainissement. Les mairies sont destinataires de l'avis sanitaire établi par l'ARS suivant les résultats d’analyses réalisées sur leur territoire.

Une synthèse est établie annuellement par Unité de Distribution (UDI) - c'est à dire pour un ensemble de communes bénéficiant de la même qualité d'eau (même captage, réseaux liés entre-eux et même exploitant des ouvrages et réseaux).

La surveillance

Un programme de surveillance de l’eau est élaboré en complément par le responsable en charge de l'exploitation des ouvrages de production et de distribution d'eau potable. Ce programme permet de suivre de manière plus ciblée certains paramètres sensibles et/ou d'apporter un complément d'information nécessaire à la meilleure exploitation des ouvrages.
Les prélèvements peuvent effectués en interne par le personnel qualifié de la direction de l’eau et de l’assainissement.

Globalement, ces programmes permettent d’analyser plus de 12 000 paramètres par an, répartis dans le temps et sur l’ensemble du territoire.

Les réservoirs sont nettoyés et désinfectés chaque année par les exploitants.

Quelques paramètres sous surveillance ...

Les nitrates

Les nitrates sont généralement plus présents en zone agricole et d’élevage, mais on peut en retrouver en zone urbaine. De nombreuses eaux de surface et eaux souterraines sont contaminées par de la matière organique azotée (les nitrates étant le dernier stade de la dégradation de l’ammoniac) provenant des élevages. De plus, de nombreux engrais chimiques apportés dans les rivières par les eaux de ruissellement constituent une pollution de plus en plus importante.

Les nitrates, à forte dose, créent plusieurs types de nuisances :

  • Développement des algues dans les rivières et les lacs qui provoquent la mortalité des poissons et une altération de la qualité de l’eau
  • Maladie chez les nourrissons (méthémoglobinémie : défaut de fixation de l’oxygène par le sang).

La norme française limite la teneur en nitrates des eaux destinées à la consommation humaine à 50 mg/l. Une étude récente montre qu’entre 50 et 100 mg/l, l’eau peut être consommée sauf pour les nourrissons et femmes enceintes. Au delà, l’eau ne doit pas être bue ni utilisée dans la préparation des aliments. Sur le territoire du Grand Reims, l’eau distribuée présente généralement une quantité de nitrate comprise entre 30 et 35 mg/l.

Les pesticides

Les pesticides, utilisés en agriculture, en viticulture et pour le désherbage des routes, des cimetières et des voies ferrées, sont à l’origine d’une pollution de plus en plus importante. Ils contaminent les eaux de surface par ruissellement et les eaux souterraines par infiltration. À forte dose et à long terme, ces produits présentent un risque toxicologique.

La norme française limite la teneur en pesticides des eaux destinées à la consommation humaine à 0,1 µg/l par produit et à 0,5 µg/l pour la concentration totale en pesticides.

Jardiniers : la protection de la qualité de l'eau, ça vous concerne !...

Chacun peut être acteur de la préservation des ressources en eau, et contribuer à la distribution d’une eau conforme aux normes pour l’alimentation, les activités domestiques et professionnelles.

Au jardin, pour fertiliser et pour lutter contre les maladies, les ravageurs ou les «mauvaises» herbes, la solution radicale des pesticides ou engrais chimiques a été et est encore souvent privilégiée, malgré les dangers potentiels pour la santé et l’environnement.

Du fait de la banalisation de leur usage, les jardiniers amateurs ne mesurent pas les risques liés à leur utilisation. Ils ont bien souvent de mauvaises pratiques pour l’environnement (surdosage, conditions de traitement non favorables, mauvaises gestions des déchets, etc.) et ont tendance à ne pas se protéger et à mettre réellement leur santé en danger ...

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Les pesticides déséquilibrent l’écosystème établi du jardin et peuvent conduire à la recrudescence d’attaques parasitaires. Les solutions naturelles permettent de rétablir cet équilibre indispensable à la santé de vos plantations.

Il faut réapprendre à travailler avec la nature !

Les solutions pour « jardiner autrement » sont souvent mal connues et peu utilisées des jardiniers amateurs. Pourtant il existe un grand nombre d’alternatives aux produits chimiques : que ce soit des produits de bio-contrôle vendus en magasin ou des « astuces » utilisant d’autres techniques.

Les méthodes naturelles de jardinage sont moins contraignantes et, bien utilisées, elles sont moins dangereuses pour le jardinier, efficaces pour le jardin et respectueuses de la biodiversité et de la qualité de l’eau.

Où trouver des conseils ?

Jardiner O Naturel (animations organisées par l’École des Jardiniers et le Grand Reims)

  • De nombreux thèmes abordés : le bon usage de l’eau, la rotation des cultures, le désherbage futé, etc.
  • Une découverte d’exemples concrets de mise en œuvre du jardinage raisonné
  • Des échanges entre les jardiniers amateurs

Plus d’information : www.lecoledesjardiniers.fr

Compostage (animations organisées par le Grand Reims)

  • Une initiation ou un perfectionnement au compostage
  • Un composteur gratuit à chaque participant

Plus d’information : 03 26 02 90 90 ou www.grandreims.fr

Certaines jardineries de l’agglomération rémoise ont signé une charte visant à changer les mentalités et les pratiques par la sensibilisation et le conseil. À votre disposition dans les magasins signataires :

  • Des vendeurs vous conseillant sur les méthodes respectueuses de l’environnement
  • Des fiches pratiques abordant différents thèmes (potager, compostage, paillis, associations de plantes, etc...).

Retrouvez la liste des magasins signataires près de chez vous : www.mieux-jardiner.fr

Retrouvez l’ensemble des fiches téléchargeables : www.fredonca.com